Si je te disais, ma tendre amie
Que je t'aime d'un amour infini
Et que souvent quand vient la nuit
Je rêve de tes yeux dans les miens
De ta main dans la mienne
Du jour où je serais enfin tiens, et toi mienne
Mais vois tu ma tendre amie
Je reste dans ton ombre tapie
Par crainte que si jamais je te le dis
Je ne perde à jamais ta présence chérie
Je ne suis à tes yeux qu'un simple ami
Et pourtant j'aimerais tant être toute ta vie
Mes mains sont faites pour te bercer
Mes mots sont ceux que tu cherches
Mon coeur est prêt à tous les sacrifices pour te garder
Même celui de ne jamais t' avouer
Que je t'aime d'un amour profond, à faire pleurer
Tout mon être, corps et âme, par la cause de ton innocente cécité
Si je te disais ma tendre amie
Que les jours sans toi ressemblent à l'agonie
Qu'en moi s'élève comme un cri
De désespoir, qui près de toi s'enfuit
Que ton âme près de la mienne, comme un sourire radieux m'emplit
D'une joie plus profonde encore que l'océan et son doux chant au creux de la nuit
Oserais-je te dire un jour toute ma souffrance
Quand tes yeux portent le reflet de toute mon espérance
Quand ton sourire, ton charme, ta bonté me laissent comme en transe
Quand ton âme exquise frôle la mienne qui danse
Quand votre conversation délicieuse est d'une rare élégance
Quand le frôlement de nos mains étouffe mon cri d'amour dans un silence
Me croirais tu, si je te disais, ma tendre amie
Que tous ces mots et gestes tendres étouffés sont l'espace d'une vie
Que sans doute, ne suis-je pas fait pour t'aimer dans cette vie
Mais peut-être dans une autre, où ton c½ur qui sommeille aujourd'hui
Rencontrerait le mien qui exploserait d'une joie infinie
Lorsque enfin tu aurais saisi l'ampleur de l'amour qui à toi m'unit